Poème : Absence (2)

« Qui n’a pas connu l’absence ne sait rien de l’amour. Qui a connu l’absence a pris connaissance de son néant. »
© Christian BOBIN

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Absence

Dans mon cœur tombe une neige de printemps,
Emplie de nostalgie.
Cette neige est blanche,
Comme la blanche colombe qui s’envole vers la maison du bonheur.

Il pleut dans mon cœur,
Comme cette larme qui coule sur ma joue,
Qui glisse doucement vers l’éternité,
Emplie d’amour.

Le jour se lève sur le pré de mes souvenirs,
Et, deux arbustes qui se regardent,
Semblent s’éloigner l’un de l’autre,
Comme des adieux sur le quai d’une gare.

Dans mon cœur il pleut une fine lumière blanche,
Emplie d’espérance.
Cette lumière blanche, est comme une absence
Qui s’en va pour le pays où l’on n’arrive jamais.

© Paul Stendhal

Pontoise, le dimanche 28/03/1999
C.E. le lundi 10/02/2020
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Musique : Suite no 3 in ré majeur, BWV 1068 Air – écrite par Johann Sébastien Bach – jouée par Stuttgarter Kammerorchester / Karl Münchinger

Publié dans : Prose Poétique | le 16 février, 2020 |Pas de Commentaires »

Poème : L’impudent (2)

L'impudent

Lettre à Monsieur Philippe MARTINEZ !

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Monsieur Philippe Martinez,
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À cause de vous, je ne reverrai plus mes deux parents âgés et malades, pour fêter un NOËL, et un Nouvel An, avec eux, (et que je n’ai pu voir fin 2019, eu égard à vos ambitions amphigouriques), car leurs jours sont comptés.
Nul merci à vous de votre niveau d’incompétence, depuis déjà longtemps atteint, et de votre souci principal et unique, de vous préoccuper de vos vieux jours, dans de bonnes conditions pécuniaires, auprès de vos proches, vous moquant totalement, et pleinement, de celles du PEUPLE FRANÇAIS, qui d’ailleurs ne vous appartient pas, et sur lequel vous ne pouvez, ni ne pourrez jamais, exercer aucun pouvoir !
Vous n’êtes qu’un trublion, un importun, un infatué, et un Sycophante.
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Le poème qui suit, date déjà de quelques années, mais je pense qu’il vous sied à merveille !

 

L’impudent (2)

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Quand il est venu par un beau matin d’été,

Pour y asseoir toute sa notoriété,

Un vrai bellâtre, quelque peu éberlué,

Vint en belliciste, et omit de saluer !

 

Assis sur l’airain de toute l’autorité,

En se moquant vraiment de ses velléités,

Il se crut un instant le roi des invités,

Mais ne fit que déshonorer la probité !

 

Loin de connaître d’une vie, la vérité,

Il serait bon, qu’il quitte là, sa déité,

Et que par nature, et sans ambiguïté,

Il retrouve ainsi, un peu d’ingénuité !

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© Paul Stendhal

(C.E. le 02/01/2020)Image de prévisualisation YouTube

 

Publié dans : Poèmes | le 5 janvier, 2020 |Pas de Commentaires »

Poème : Confession

Poème : Confession dans Poèmes

Confession

 

Un des soirs d’été, où le ciel encore cuivré
Disparaît dans le firmament étincelant
D’étoiles, la Lune mère de l’éternité
Resplendit dans les cieux majestueusement.

 

À la clarté des lampes, ta fine silhouette
À l’allure désinvolte, fuyait furtivement
Dans l’ombre, et angoissée comme une fillette
Perdue, tu regardais les étoiles longuement,

 

Sombrant dans tes rêves et tes plus secrets désirs.
Dans un son doux et mélancolique, les soupirs
Du vent caressaient ton corps, l’enrobant d’un tendre

 

Linceul de fraîcheur ; frémissante de bonheur,
Tu murmurais quelques mots, que je pus entendre,
Et qui resteront toujours écrits dans mon cœur.

 

© Paul Stendhal

(Domont, le samedi 31 janvier 1976 - SGLC le dimanche 14 février 2016)

Publié dans : Poèmes | le 15 juin, 2019 |Pas de Commentaires »

Citation

«La vie commence, et se termine, dans ce suprême instant.»
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Paul Stendhal
(Samedi 4 février 2017)
Publié dans : Citations | le 4 février, 2017 |Pas de Commentaires »

Poème : Au clair d’une lune

Marc-Chagall-Les-Amoureux-au-Clair-De-Lune

Les amoureux au clair de lune – Marc Chagall

 

Au clair d’une lune

Au clair d’une lune,
Mon amie m’appelle.
Dépose ta plume,
La lune est si belle.
Vois comme elle brille,
Dans le firmament.
Et sous les charmilles,
S’irise en diamant.

Au clair d’une lune,
Mon amie m’appelle.
Laisse là ta plume,
Et rêve à Noël.
Demande à la lune,
D’être son ami.
Pour qu’elle s’allume,
Tout au long des nuits.

Au clair d’une lune,
Mon amie m’appelle.
Va chercher ta plume,
Pour une aquarelle.
Dessine la lune,
Reine dans le ciel.
Brillant sur la dune,
Sous sa belle ombrelle.

Au clair d’une lune,
Mon amie m’appelle.
Garde bien ta plume,
Près de la chandelle.
Écris des poèmes,
À la nuit venue.
Et comme un bohème,
Sois mon ingénu.

Au clair d’une lune,
Mon amie m’appelle.
Prête-moi ta plume,
Gentil ménestrel.
Et la ritournelle,
Chantera tes mots.
Pour que Pimprenelle,
Revoit son Pierrot.

Au clair d’une lune,
Je vais me languir.
Quand soudain la lune,
Ira s’endormir.
Car c’est bien à elle,
Qu’on lit un poème.
Oui, quand elle appelle,
L’âme qui nous aime.

© Paul Stendhal

(V.S.L., le 24/10/2014) – (C.E., le 02/08/2018)

 

 

Peinture : Marc chagall (1887-1985), Les amoureux au clair de lune (1931)

(http://www.artnet.com/artists/marc-chagall/les-amoureux-au-clair-de-lune-eWSOlzTtW2PAJ7iXJawRsw2)

 

Musique : Matteo Carcassi (1792-1853),

Variations pour guitare sur « Au clair de la lune ».

Interprète : Alexandre Lagoya (1929-1999) -  Enregistré en 1982.
(https://www.youtube.com/watch?time_continue=2&v=WmxZ6pAva-I)

 

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Publié dans : Poèmes | le 24 octobre, 2014 |7 Commentaires »

Poème : Tædium vitae

Der Wanderer über dem Nebelmeer  Tableau de  Caspar David Friedrich

Der Wanderer über dem Nebelmeer
Tableau de Caspar David Friedrich

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Tædium vitae

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Que le vil sentiment, en cette ocre saison,
Qui s’anime en mon âme, en bien sombres pensées,
Erre au fond de l’abîme, en funeste oraison,
Des soupirs étouffés, de ce mal insensé !

Des amants pélagiques, ô n’en sois pas l’Anthée !

En ce terrible enfer, où pierre et sable meurent,
Protège mon esprit et vient me solacier,
Ne me laisse plus seul, dans ces états d’humeur,
Où le mal à jamais, se plaît à m’allicier !

Ne m’abandonne pas, dans cette tour hantée !

Paul Stendhal
16/10/2014

 

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Musique : Celtic Wind (Harp guitar) – © Yaouen le Marin
http://www.yaouen.com/
Publié dans : Poèmes | le 16 octobre, 2014 |Pas de Commentaires »

Poème : Poeta somniantes

Poeta somniantes

 

Sur les ailes du temps, emportés par le vent,
Les soupirs envolés du poète rêvant,
Voguent l’éternité, à l’orbe des confins ;
Louant là sa muse, et priant le séraphin,
L’élégiaque oraison, dans un souffle sans fin,
Des soupirs envolés du poète rêvant,
Sur les ailes du temps, voyage par le vent !

 

Paul Stendhal
28/10/2013

Publié dans : Poèmes | le 1 octobre, 2014 |Pas de Commentaires »

Poème : Le vol au vent

Le vol au vent

 

Feuille au vent levant
Vole au vent d’autan,
Quand l’engoulevent
Vole au vent du temps,
Tant le vent volant
Vole en s’envolant !
Quand le vent d’Avent
S’envole au levant,
Feuille, engoulevent
Volent loin devant !

 

Paul Stendhal
22/10/2013

Publié dans : Poèmes | le 1 octobre, 2014 |3 Commentaires »

Les Mots Cœurs des maux d’âme

Les Mots Cœurs des maux d’âme

 

LES MOTS DE MARIE, 
Roman de Colette Bonnet Seigue
Collection « Traits de plume », 
Éditions Clé de Sel.

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Il est des livres qui nous marquent pour toujours, qu’on n’oubliera jamais, où la prégnante émotion nous bouleverse profondément, en nous laissant seul devant le miroir de la vie, où la farandole des mots danse les maux de toute une existence, dans l’amère vérité des blessures de l’âme, où « les mots d’amour roi effacent l’ombre des colères…« . En filigrane, au fil des pages, on entend comme la chanson de Prévert, – celle des feuilles mortes – quand il écrit : « Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, Les souvenirs et les regrets aussi Et le vent du nord les emporte Dans la nuit froide de l’oubli. Tu vois, je n’ai pas oublié La chanson que tu me chantais. ». Dans un style épuré aux accents Durassiens, dans une écriture tout en délicatesse, en sensibilité, et en poésie, l’auteure nous révèle sa nécessaire envie d’écrire ses révoltes pour faire vivre « tous ces mots murés, et leur tracer un chemin d’existence; écrire pour dompter le papier indocile, pour ravauder le cœur troué, écrire un éclat sans partage quand le bonheur étreint, écrire un vent du sud qui tournerait au nord faute de marrons chauds, écrire des colères pour ne plus jamais en faire, écrire un sourire sur un horizon de blé« .

L’histoire nous raconte le parcours d’une famille de province au travers de la vie de Marie. Il y a Manette, la grand-mère, cœur de soie où il fait bon se reposer les jours d’orage, celle chez qui on rit, on chante, on danse aux vendanges, la Manou qui raconte si bien le mystère de la vache bleue. Chez elle tout est fête, et « son âme a la lumière boréale de l’onde marine« .  Il y a Thomas, qu’elle surnomme Momo, le grand frère avec qui elle partage sa chambre. Il est proche et patient avec elle, il est son confident, et tous les deux sont complices dans l’apprentissage de la vie. Il y a Jeanne qu’elle rejoindra pour ses dix-huit ans à Paris, afin d’y faire ses études, et Josépha, ses soeurs aînées.

Anémone leur mère, est une femme qui travaille dur, et qui finit par se lasser à l’ouvrage, ne se sentant pas épaulée par son mari, qui a de moins en moins de courage, et qui est un rêveur préférant les planches et le monde des arts à celui de la routine quotidienne des travaux manuels. Paul,  »père fantaisiste, issu d’une implacable mésalliance, a grandi si tôt dans un berceau de cris, de misère, d’abandons« . Il est un père si souvent lointain, mais « il est celui qui fait danser les rires sur le toit du monde, celui qui organise et adoucit le nid comme l’oiseau bâtisseur« . Les représentations théâtrales de la troupe familiale qu’il anime de village en village pour le bonheur de tous, sur des tréteaux campagnards de fortune, sont de délicieux moments de partage.

Et puis, il y a sœur Marie-Aimée, dite Sœur Bâton-de-bambou, maîtresse de la classe unique du village, qui enseigne les jeunes élèves dans la pure et stricte observance des traditions chrétiennes, avec la peur du châtiment corporel comme pénitence expiatoire pour des leçons non ou mal apprises.

C’est dans cet univers, entre les éclats de voix d’un père absent, et d’une mère trop présente, et la peur des sévices scolaires, que Marie va faire l’apprentissage de la vie, « avec cette impatience de grandir et de sauter les ans, pour enjamber les jours, lourds à supporter« .

Marie va rencontrer Adrien qui va bouleverser son existence. Par la suite Marie va devoir affronter de terribles souffrances, comme celles de la disparition de Manette, d’Émilie, un premier enfant mort-né, et d’Anémone. Puis avançant à petits sentiers de traverse, de reconstruction en renaissance, elle va connaître peu à peu une part de bonheur, « grandir sa vie, dépouillée de tabous et de certitudes, en lui ouvrant les bras au monde libéré« , et sera emplie de joies en devenant mère.

Viendra ensuite la mort de Paul, ce père trop souvent absent dans sa vie tant auprès de sa femme que de ses enfants, et qui restera vingt ans sans recevoir de leurs nouvelles ! C’est l’époque des regrets, qui tombent comme un voile déchiré sur les planches du théâtre familial, où le père mourant, dans un sursaut inattendu, danse une dernière fois avec Marie, en donnant sa révérence sur une scène finale où il regarde avec tant d’amour et de pardon l’histoire de sa vie dans le bleu des yeux de sa fille, dans un soupir ultime aux couleurs du temps, couleurs qui ont animé sa vie d’homme, de mari, de père, et au dernier acte le rideau tombe, comme une paupière lavée par les larmes du cœur, mais il est seul, dans le silence oublié des maux de l’âme, dans son dernier rôle d’auguste Monsieur Loyal, envolant son dernier souffle dans un balai d’étoiles, sur les ailes d’une libellule pour le « paradis des oiseaux« .

Marie écrira une longue lettre à son père qu’elle finira par ces mots :

« J’ai gardé un bout de ton regard pour la veilleuse de ma route. Une lampe allumée tache le noir pour rire à la vie, une lampe allumée veille le temps usé aux récifs de l’âme pour dire oui à la vie, une lampe allumée grimace en feux follets plaintifs comme une danse d’enfants à l’aube de la vie, une lampe allumée offre à la vie son empreinte d’éternité« .

Au travers de la vie de ces cinq générations d’une famille, se dessinent les doutes et les incertitudes de l’apprentissage de l’existence dans l’affirmation de soi face à l’éclectisme de chacun. Comme le dit Marie, « J’existe oui, j’existe pour le regard, pour le partage. Femme à la maison, servante soumise aux bons vouloirs de l’homme-enfant au tenace cordon ombilical. La besogne c’est pour les femmes. Ainsi vont les choses. Eh bien non, je troque mon tablier de Cendrillon pour les baskets de ma vie ! »

Les mots cœurs des maux d’âme sont les seuls qui permettent à Marie de retrouver les chemins de paix apprivoisée, d’effacer l’ombre des colères, et de poursuivre sa vie de femme et de mère. « Femme je suis née femme ! Femme du feu née de l’âtre de la terre, j’hiberne pour d’autres volcans au miroir de l’âme nue« …
Les mots glissent sur ces pages, avec la limpidité et la pureté de l’eau, celle qui nous lave de toutes les blessures, et qui nous rend un instant plus vrai et plus juste, mais c’est de l’encre qui marque ces feuilles pour se rappeler le passé, et marquer l’histoire d’une vie, d’un souvenir impérissable.

L’auteure, nous livre ici un formidable roman, écrit tout en finesse, avec une grande pudeur, où les mots d’amour et de pardons résonnent fortement dans nos cœurs.

Un livre à lire absolument, et qui devrait prendre sa place dans toutes les bonnes bibliothèques. Une vraie perle poétique et littéraire !

 

Paul Stendhal

21/10/2013

Publié dans : Poèmes, Prose Libre | le 27 septembre, 2014 |Pas de Commentaires »

Poème : Une chatte

Une chatte
 

Thaïs à mes côtés, a regardé Bingo,
Et, a bien chuchoté, qu’il était vraiment beau.
Elle a lu le poème, et s’est mise à miauler,
En me disant, je l’aime, je suis tout enjôlée !

N’en croyant pas ouï-dire, la voyant lire ainsi,
Et surtout s’esbaudir, séant, j’en fus assis !
Elle se mit à penser, qu’elle pouvait le choyer,
Devenir fiancée, et fonder un foyer ! 

La voyant si heureuse, je l’ai bien approuvée,
Elle était amoureuse, et son coeur éprouvé.
Elle s’est mise à rêver, de toute sa beauté,
Qu’elle allait le trouver, le fameux chat botté !

Ne pouvant résister, à sa grande émotion,
Pour ne pas l’attrister, j‘ai loué sa passion !
C’est demain qu’elle arrive, merci de l’accueillir,
Elle est toute lascive, il ne faut pas faillir !

On les aime ces chats, ces merveilleux amis,
Ce sont de vrais pachas, de grande académie !
Thaïs vient de partir, elle était tout heureuse,
De pouvoir se blottir, près de l’âme amoureuse !

 
Paul Stendhal
25/09/2014

 

 

Publié dans : Poèmes | le 25 septembre, 2014 |Pas de Commentaires »
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