Prose Poétique : Pensées

Pensées

L’absence de notre amour, le révèle encore plus.
Cette passion dévorante, née des entrailles de la Terre, avant que nous soyons.
L’irréalité d’ une existence, comme un rêve ensorcelé.
Je dois suivre le chemin, celui de la liberté, celui qui conduit à la vie, à la paix retrouvée, dans l’isolement du temps.
Une fine lumière pleut dans mon coeur, et sa clarté illumine mon bonheur.
Solitude, celle des « jours sans », l’amie de toujours.
Comme le chant des oiseaux, elle résonne d’une voix limpide et claire.
Absence de toi ! Manque pour toujours !
Quelle dure vérité, mais c’est ma vie.
Amour flambé avant qu’il ne naisse !
T’a-t-il ému au point de ne plus faire qu’un dans ton corps et dans ton âme?
Moi, oui !
Et dans cette symphonie concertante de l’amour, la mélodie berce mon coeur de cette douloureuse absence.
L’amour pleut, l’amour crie, l’amour pleure, l’amour vit, l’amour meurt, c’est ainsi.
Le chemin s’arrête au beau milieu du pré, et ne mène plus nulle part.
C’est une vie sans issue.
Il est seul et pleure ce manque.
Il est seul et crie l’absence.
L’égérie est partie. La muse est devenue nymphe et le poète a l’âme en sang.
Élégie du vide.
Mon bel amour, combien tu me manques, les bras en croix, le coeur pleurant de ton absence.
Déchirure d’un amour blessé, meurtri, à jamais mort sans sépulture.
Cette vie vaut pour l’éternité.
Visage d’ange, douleurs du temps, souffrance de l’être, détresse de l’âme.
Amour, je t’aime pour toujours.

Paul Stendhal.

Publié dans : Prose Poétique |le 7 juillet, 2011 |2 Commentaires »

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2 Commentaires Commenter.

  1. le 25 janvier, 2012 à 8 08 56 01561 galion écrit:

    Bonjour « Mec » (je dis mec car, là, enfin, on est entre hommes. Et ça fait du bien parfois, bien-sûr). Je ne l’avais pas encore lue, cette prose poétique, qui est sans aucun doute une réussite (et je ne dis pas ça pour faire comme tout le monde, faire des compliments pour faire des compliments ; après je respecte tout à fait ceux qui déposent chez toi des commentaires, le problème n’est pas là…)… « Amour, je t’aime pour toujours », très belle conclusion… c’est un aveu qui nous permet de te découvrir encore un peu plus. L’homme sans aveu, je m’en méfierais un peu tout compte fait, où va-t-il, que veut-il, est-il animé par quelque flamme, qui pourrait lui servir de guide, en qui il pourrait mettre toute sa confiance. Ton texte mériterait en effet une élégie, mais il me plaît déjà ainsi, tu transmets comme il se doit la souffrance liée à l’absence de l’égérie. Et l’égérie tant aimée vaut bien de vouloir ériger, tel que tu le fais, « une fine lumière » en boule de feu filant l’amour parfait. Amicalement Manu Galion

    **********

    Bonsoir Manu,

    Tout d’abord, je tiens à te remercier de tes visites régulières sur mon site, bien qu’en ce moment il soit quelque peu en hibernation, et ensuite, je tiens à te remercier de ce très élogieux commentaire à mon égard.
    Dans ce texte, on peut aussi lire :
    « Déchirure d’un amour blessé, meurtri, à jamais mort sans sépulture.
    Cette vie vaut pour l’éternité. ».
    Cette pensée, serait-elle un oxymoron à la conclusion : « Amour, je t’aime pour toujours. » ?

    A ton humble avis : » L’homme sans aveu, je m’en méfierais un peu tout compte fait, où va-t-il, que veut-il, est-il animé par quelque flamme, qui pourrait lui servir de guide, en qui il pourrait mettre toute sa confiance. », je souhaite répondre par deux de mes textes:

    **********

    Élégie du poète

    La muse s’amuse,
    Et l’égérie se rit,
    De ce poète assassiné
    Telle une bête traquée,

    Qui agonisant dans l’arène,
    Hurle sa peine et ses douleurs,
    Chant funèbre d’une sirène,
    Le cœur brisé et l’âme en pleurs.

    Des amours impossibles
    Aux accents indicibles,
    La muse s’amuse,
    Et l’égérie se rit.

    Paul Stendhal

    ***********

    Complainte du bonheur

    Rêveries d’un promeneur solitaire,
    Errant, cahin-caha, tel un trouvère,
    Nonobstant, la quête précieuse du temps,
    Comme le limon s’écoulant lentement.
    Odes lyriques et ballades de l’Amour !
    Noèse cheminant depuis toujours,
    Telle l’âme voguant par delà les nues,
    Résolument tournée vers le désir,
    Espérant voir briller son Altaïr.
    .
    Coryphée des complaintes du bonheur,
    Oaristys galantes, belles vertus,
    Musique éternelle, embrasant le coeur.

    Paul Stendhal

    **********

    A très bientôt de te lire, Manu, et félicitations pour ton premier livre, qu’il me ferait plaisir de pouvoir lire !!

    Bien amicalement.

    Paul Stendhal

  2. le 9 juillet, 2011 à 17 05 32 07327 soboc écrit:

    Très beau ce texte, j’avoue.

    JP

    **********

    Bonsoir mon ami,

    Je te remercie sincèrement de ton gentil commentaire.

    Paul Stendhal

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