Poème : Un éternel amour

Un éternel amour

Allongée sur le lit, le visage apaisé,
Le sourire aux lèvres, elle dort bien paisiblement.
Sa longue chevelure, sur ses joues s’est posée,
Et ses beaux yeux, se sont fermés si doucement.

Puis comme chaque soirée, elle s’est endormie,
Près de l’âtre diffusant sa douce chaleur,
Blottie dans les bras de son tendre et bel ami.
Mais son teint, paraît d’une légère pâleur !

Hors du foyer, quelques flammèches se balancent,
Seul le bois qui crépite, perce le silence.
Tous les deux, côte à côte, ils se donnent la main.

Unis ensemble dans l’amour et le partage,
Ces deux amants là, semblent ne pas avoir d’âge,
Avançant libre enfin, sur ce divin chemin.

Paul Stendhal

Publié dans : Poèmes |le 18 septembre, 2011 |4 Commentaires »

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4 Commentaires Commenter.

  1. le 30 septembre, 2011 à 10 10 54 09549 Irène écrit:

    Bonjour,

    Ce poème me touche par la beauté de sa sonorité. Pour moi aussi il évoque un couple sans âge, plutôt comme ces amants éternels de la littérature ou de l’opéra. Ces amants qui sont pour un instant comme figés dans une position d’amoureux.
    Merci pour ce beau poème.

    Irène

    **********

    Bonjour Irène,

    Merci de votre gentil et intéressant commentaire.
    Ce qu’il y a de beau dans la poésie, c’est qu’une fois écrit et publié, un poème vogue libre auprès des lecteurs, qui le ressentent, chacun, en fonction de sa propre sensibilité.
    C’est un vrai plaisir pour le poète de voir que ses textes ont plu !

    Bien cordialement.

    Paul Stendhal

  2. le 29 septembre, 2011 à 18 06 20 09209 patriciacoelho écrit:

    Comme la poésie est étrange !! Un seul poème peut inspirer diversement suivant le lecteur. Je viens de lire ce joli texte et les commentaires associés et je le ressens d’une autre manière.
    Pour moi, je ressens un couple qui s’aime certes mais qui meurent ensemble devant cette âtre.
    D’abord,ce vers : Mais son teint, paraît d’une légère pâleur !
    la mort est là. le couple est devant un feu de cheminée et si elle a le teint pâle, elle est morte.
    Deuxième vers : Ces deux amants là, semblent ne pas avoir d’âge.
    Ils sont amants et ils n’ont pas d’âge. Le mot amant amène une certaine maturité dans ce couple. Ils n’ont pas d’âge, je les vois âgés. Ce couple choisit de mourir ensemble.
    Ce ne sont que quelques exemples mais j’en ai ressenti d’autres.
    En tout cas ce texte est trés beau. Merci.

    Patricia

    **********

    Bonsoir Patricia,

    Je vous remercie de ce très perspicace commentaire.
    En effet lorsque j’ai écrit ce poème, je l’ai souhaité, dans ces deux thèmes, et notamment celui du choix de mourir ensemble dans l’amour uni (Avançant libre enfin, sur ce divin chemin.), de ces deux êtres qui sont arrivés à en partager la quintessence.
    Merci à vous, d’avoir perçu cette lecture possible de mon poème.

    Bien amicalement.

    Paul Stendhal

  3. le 20 septembre, 2011 à 21 09 18 09189 ismeraldamadrid écrit:

    Tel un spectateur, le poète décrit le bonheur romantique d´une soirée qui se prolonge dans le rêve de la nuit, installés l´un et l’autre, l´un contre l´autre devant le feu de la cheminée, et le poète amoureux veille sur sa dulcinée.
    Très joli poème comme d´hab.
    Sincèrement.

    Ismeralda

    **********

    Bonsoir Isabel,

    Je te remercie Isa, de ce gentil commentaire.
    L’amour reste toujours une source inépuisable d’inspiration.

    Bien amicalement.

    Paul Stendhal

    Dernière publication sur De Madrid à Liège, me rejoindrez vous dans mes délires :-) ? : La coupe du Roi (2012-2013) pour l´Atletico de Madrid. Merci Cholo.

  4. le 19 septembre, 2011 à 16 04 23 09239 michelehardenne écrit:

    Bonjour Paul,

    S’endormir dans les bras de l’être que l’on aime fait oublier le temps et les problèmes.
    Le feu de l’âtre, le bois qui prend des couleurs rougeâtres pendant que des corps s’enflamment en silence !
    Une poésie qui invite à se détendre devant un joli feu dans la cheminée.

    Tendres bises.

    Michèle.

    **********

    Bonsoir Michèle,

    Je suis ému par ce si sincère commentaire !
    Quand le feu, embrase les coeurs, les couleurs du soleil illuminent les vies, et sa douce chaleur réunit les passions, et les âmes qui s’aiment.
    Merci, simplement de toi.

    Tendres bises.

    Paul Stendhal

    Dernière publication sur MICHELE HARDENNE : Paris 2020

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