Archive pour le 14 mars, 2012

Prose libre : Féeries imaginaires

Féeries Imaginaires 

Quel beau voyage que celui de la vie, facétie du bonheur, mais aussi des pires atrocités. Vécue au plus profond d’elle-même, notre âme en est à la fois l’acteur et la victime. Quel drôle de long pèlerinage à travers le temps, qui est la fois trop court et inlassablement interminable. Que de joies peuvent nous apporter les féeries de ce monde, mais combien de cruautés impitoyables nous sanctionnent ! Quelle est donc cette main qui n’en cesse de nous bien châtier ? Pourquoi ce tribunal infernal, qui n’en cesse de frapper ? A quel jeu s’amuse-t’on donc ? Je ne sais guère quelle saveur a la vie, pour en avoir un pied dedans et l’autre je ne sais où. Mais pourquoi chercher à le trouver ? Car après tout, dans cet autre théâtre où il s’est perdu, au plus profond d’un abîme imaginaire, le jugement de la Nature est-il peut-être plus indulgent ; et cet abîme conduit sûrement vers un autre chemin, mais qui finit, qui sait, par aboutir en laissant choir tout espoir, et indéfectiblement, nous remontons sur les planches, car ce cycle infernal qui n’en cesse de tourner, ne laisse point s’égarer ses brebis, qui dans un commun aboutissement, terminent leur périple dans le mystère des temps. Si ce voyage fut long et court à la fois, l’homme dans sa plus fière dignité, passe la ligne d’arrivée empli de désarroi. Mais finalement, on peut se demander avec un soupçon de mélancolie et de suspicion, quel fut le vainqueur, si vainqueur il y a, car après tout n’est-ce pas que rêve et frénésie que tout cela ? Je ne sais plus, car dans un accès furtif, irrémédiablement, la vie me rappelle ; les rideaux se referment sur la scène. Enfin la surprise de découvrir de nouveaux horizons prometteurs, mais prometteurs de quoi ? Quel manège chavirant, quel cercle interminable, quel dédale infinissable. J’en veux sortir, mais, mais oui, je ne rêve plus. Rayonnant au fond de ce décor truqué dans une lumière blanche éblouissante, j’aperçois le Soleil, symbole de vie, entité ancestrale. Quelle féerie ; c’est simplement si beau la vie. Quelle splendide aventure que celle de l’existence, pour laquelle maintenant je n’hésite plus à faire partie. Au revoir, bon voyage Monsieur… !

Paul Stendhal

Publié dans:Prose Libre |on 14 mars, 2012 |4 Commentaires »

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