Prose libre : Féeries imaginaires

Féeries Imaginaires 

Quel beau voyage que celui de la vie, facétie du bonheur, mais aussi des pires atrocités. Vécue au plus profond d’elle-même, notre âme en est à la fois l’acteur et la victime. Quel drôle de long pèlerinage à travers le temps, qui est la fois trop court et inlassablement interminable. Que de joies peuvent nous apporter les féeries de ce monde, mais combien de cruautés impitoyables nous sanctionnent ! Quelle est donc cette main qui n’en cesse de nous bien châtier ? Pourquoi ce tribunal infernal, qui n’en cesse de frapper ? A quel jeu s’amuse-t’on donc ? Je ne sais guère quelle saveur a la vie, pour en avoir un pied dedans et l’autre je ne sais où. Mais pourquoi chercher à le trouver ? Car après tout, dans cet autre théâtre où il s’est perdu, au plus profond d’un abîme imaginaire, le jugement de la Nature est-il peut-être plus indulgent ; et cet abîme conduit sûrement vers un autre chemin, mais qui finit, qui sait, par aboutir en laissant choir tout espoir, et indéfectiblement, nous remontons sur les planches, car ce cycle infernal qui n’en cesse de tourner, ne laisse point s’égarer ses brebis, qui dans un commun aboutissement, terminent leur périple dans le mystère des temps. Si ce voyage fut long et court à la fois, l’homme dans sa plus fière dignité, passe la ligne d’arrivée empli de désarroi. Mais finalement, on peut se demander avec un soupçon de mélancolie et de suspicion, quel fut le vainqueur, si vainqueur il y a, car après tout n’est-ce pas que rêve et frénésie que tout cela ? Je ne sais plus, car dans un accès furtif, irrémédiablement, la vie me rappelle ; les rideaux se referment sur la scène. Enfin la surprise de découvrir de nouveaux horizons prometteurs, mais prometteurs de quoi ? Quel manège chavirant, quel cercle interminable, quel dédale infinissable. J’en veux sortir, mais, mais oui, je ne rêve plus. Rayonnant au fond de ce décor truqué dans une lumière blanche éblouissante, j’aperçois le Soleil, symbole de vie, entité ancestrale. Quelle féerie ; c’est simplement si beau la vie. Quelle splendide aventure que celle de l’existence, pour laquelle maintenant je n’hésite plus à faire partie. Au revoir, bon voyage Monsieur… !

Paul Stendhal

Publié dans : Prose Libre |le 14 mars, 2012 |4 Commentaires »

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4 Commentaires Commenter.

  1. le 8 mai, 2013 à 10 10 01 05015 margo27 écrit:

    Bonjour
    Mon association « J’attends donc je lis » propose de publier des textes courts,poèmes, quatrains et haïkus 5 fois par an. (Gratuitement, bien sûr !)
    Vous pouvez tenter votre chance avec vos propres textes à cette adresse:

    http://jattendsdoncjelis.unblog.fr/

    Cordialement
    Sabine, la présidente

    Dernière publication sur Les mains de Sabine : Une feuille, un livre

  2. le 15 mars, 2012 à 23 11 57 03573 michelehardenne écrit:

    Bonsoir Paul,

    le rêve reste féériquement plus accessible que la « belle vie ».
    Et une vie ne peut être belle, si elle n’ouvre pas la porte sur un jardin des rêves.

    Un texte qui ramène à l’essentiel sans se poser des questions existentielles, auxquelles toute une vie ne suffirait pas à donner de réponses.

    Tendres bises.

    **********

    Bonjour Michèle,

    Quand les rêves fêtent la vie,
    Et que la vie, chante les rêves,
    Alors ces rêves comblent la vie,
    De cette vie, faite de rêves !

    Merci à toi de tous ces gentils commentaires, que tu n’oublies jamais de déposer sur mes poèmes.

    Tendres bises.

    Paul Stendhal

    Dernière publication sur MICHELE HARDENNE : Plume de nacre

  3. le 15 mars, 2012 à 12 12 40 03403 ALAIN écrit:

    Il faut profiter de la vie avant que les rideaux ne se referment !!!
    ARSENE GRISALI

    **********

    Bonjour Alain-Arsène,

    Certes, même si le voile est déchiré !
    Merci de ta gentille visite.

    Bien amicalement.

    Paul Stendhal

  4. le 14 mars, 2012 à 16 04 33 03333 FANETTE écrit:

    Bonjour Paul
    Quel talent tu as !!!!!!!!! Et la vie est elle réelle, imaginaire, ou je ne sais quoi ???????????? Oui nous avons un pied dedans, un pied dehors et il suffit juste de savoir surfer. Pour certain(e)s c’est simple et sans encombres, pour d’autres, bourré de piège, d’obstacles à franchir. Quel est le plus heureux dans tout cela ???? Je ne suis pas sûre de la réponse moi.

    Tu m’as bien eue avec ton tag en inversant tes réponses :lol: hé oui quelques fois je suis osée, j’aime la provoc, enfin, parfois, c’est aussi ça vivre et s’amuser
    bonne fin de journée
    bisous

    **********

    Bonsoir Fanette,

    La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille !
    Si tu es osée, j’ai de l’humour, et j’aime tant rire !
    Merci à toi de ta gentille visite, et de ton élogieux compliment.

    Gros bisous.

    Paul Stendhal

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