Archive pour mars, 2012

Poème : Comme une célosie

Comme une célosie 

Quand les sentiments sont rosis,
Et que les âmes en sont saisies,
Oui, laissons cette frénésie,
Danser en toute courtoisie !
Il n’est point de pire hérésie,
Que de voir des coeurs cramoisis,
Qui dans leur vie, n’ont pas choisi,
De goûter la bonne ambroisie !
Pensons de belles poésies,
En jouant de la fantaisie,
Dégustons cette malvoisie,
Et brillons, comme la célosie. 

Paul Stendhal

Publié dans:Poèmes |on 6 mars, 2012 |6 Commentaires »

Poème : Toi et moi

Toi et moi

Laissons libres nos rêves, de leurs tendres désirs,
É
coutant la musique, d’une douce romance.
P
artageons toi et moi, plusieurs nuits de plaisir,
R
éjouissant nos deux coeurs, de ce bonheur immense !
E
ntendons ce bon temps, laissons le s’abeausir,
S
ouhaitant à nos âmes, ces moments de clémence.
É
levons nos espoirs, et sachons les saisir,
N
arguant bien galamment, toute époque en dormance.

Tutoyons cette vie, que nous pouvons choisir. 

Paul Stendhal

Publié dans:Poèmes |on 6 mars, 2012 |2 Commentaires »

Petite fable en vers : Le crapaud et le corbeau

Le crapaud et le corbeau 

Monsieur crapaud se mit à coasser,
Un air en avance sur la saison.
Puis maître corbeau s’en vint à passer,
Sifflant gaiement la belle floraison. 

Soudain, l’oiseau posé sur une branche,
Surpris, s’étonna d’ouïr un son grivois.
Et puis il vit en habit du dimanche,
Un jeune et drôle batracien en voix. 

C’est alors que l’oiseau, ainsi tant couronné,
Se sentant si flatté, s’en donna à coeur joie,
Que de plus en plus fort, il se mit à siffler,
Se prenant tout d’un coup, pour un grand noble bourgeois.

Et c’est dans la mare que le beau crapaud,
Louant le corbeau posé sur la branche,
Souffla de son mieux dans son bel appeau,
Donnant à son hôte, les coudées franches. 

Ah, mon ami, lui dit celui-ci fièrement,
Comme il paraît doux de se baigner dans votre eau !
Mais, même si votre chant est jodlé dignement,
Mes bien belles plumes, préfèrent vous voir d’en haut ! 

Monsieur crapaud étant quelque peu sourd,
Il n’en saisit que la moitié des mots.
Il crut comprendre que ses beaux atours
Rendaient bien envieux ce maître corbeau. 

Mais quand il s’envola, une plume tomba
Sur la vague de l’eau, et se mit à flotter.
Entendant maintenant, son si dur célibat,
Le batracien, de l’Amour, se mit à douter ! 

 

Paul Stendhal

05/03/2012

 

 

 

Publié dans:Petits contes et fables en vers |on 6 mars, 2012 |3 Commentaires »

Poème : Memorias tempus

Memorias tempus 

 

Il n’est pas si loin, le beau temps des cathédrales,
Où dans la grande abside, le coryphée des choeurs,
Résonnait de sa voix, dans la nef prieurale,
De belles arias, enchantant tous les coeurs. 

Quand il nous en souvient, de ces lieux, de ces stalles,
De tout ce pur bonheur, pleurant ingénument,
L’âme du poète, comme de la fleur, les pétales,
S’effeuille dans ses stances, qu’il offre tendrement ! 

 

Paul Stendhal
05/03/2012

Publié dans:Poèmes |on 5 mars, 2012 |2 Commentaires »

Poème : À Limours

À Limours 

Languissant de ses rêves, et de ses bels amours,
Elle s’envole au pays, de tous les souvenirs,
Pour que son coeur encore, s’émeuve et s’énamoure,
Alliant ses lubies, pour un tendre avenir.
Sûre de sa jolie main, dans ce jeu de la mourre,
Se plaisant aux beaux mots, et voulant alunir,
Elle brûle d’un feu, comme celui des mours ! 

Paul Stendhal

Publié dans:Poèmes |on 5 mars, 2012 |2 Commentaires »

Poème : Triste élégie

Triste élégie

 

Comme au coin de la rue, cette pierre esseulée,
Qui, si grise du temps, soutient la cathédrale,
L’homme ainsi éploré, de sa vie dévoilée,
Souffre tant, tous les jours, de cette heure vespérale.

Aux sons des beaux cantiques, son pur esprit voyage,
La musique l’emmène, au delà des confins,
Se mettant à rêver, qu’une vie n’a pas d’âge ,
Priant de tout son coeur, l’humble et blanc séraphin.

C’est au coin de la rue, que la pierre esseulée,
Si noircie par le temps, résonna le frimas,
D’un instant douloureux, et c’est bien sans feuler,

Que dans cette froidure, elle se mit à pleurer,
En souffrant pour toujours, de cet anonymat,
Cette solitude, à l’âme, allant demeurer.

 

Paul Stendhal
03/03/2012

 

Publié dans:Poèmes |on 3 mars, 2012 |3 Commentaires »

Poème : Une larme

Une larme 
Souvenir du temps, passé ou présent,
Ô combien parfois, tu es nostalgique !
Une simple larme, par ces temps grisants,
Vient souvent pleurer, ses pensées algiques.

Elle va son chemin, croisant un sourire,
Narguant le destin, riant de ses pleurs.
Il est si charmant, qu'il va l'attendrir,
Rendant à la vie, toutes ses couleurs. 
Paul Stendhal
Publié dans:Poèmes |on 1 mars, 2012 |3 Commentaires »
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