Archive pour la catégorie 'Humeur du jour'

Humeur du jour : Paradigme sociétal

Le crâne d’un inioptérygien, poisson cartilagineux vieux de 300 millions d’années, vient de nous révéler sa structure cérébrale fossilisée, ce qui est une première pour un tissu mou nerveux aussi ancien. L’archéologie, nous apprend que les paysans qui peuplaient l’Europe il y a sept millénaires, n’étaient pas tous de paisibles agriculteurs, la découverte de milliers d’ossements dans la ville allemande de Spire (Rhénanie-Palatinat), témoignant de pratiques anthropophagiques encore, à ce jour, inexpliquées. Entre ce cannibalisme de masse au néolithique, et la découverte de cette équipe scientifique utilisant la technique de l’holotomographie synchroton pour décrire la structure cérébrale fossilisée d’un poisson cartilagineux, la nature Humaine a colonisé la Terre. Comme nous dit le prophète, « Car mille ans sont à tes yeux, comme le jour d’hier, quand il n’est plus, et comme une veille de la nuit » .* Aujourd’hui que devons-nous penser de cette connaissance ? L’irréfragable évidence, nous apeurerait-elle ? Il faut le croire, assurément. Ce n’est pas Phinéas Gage, jeune employé de la compagnie de chemins de fer Rutland & Burlington qui nous aurait dit le contraire. Un jour de l’été 1848, sa tête transpercée par une barre de fer, altéra profondément son comportement, et il souffrit d’un grave trouble de la personnalité entraînant sa déchéance et sa ruine. Le temps nous sépare, mais la science nous réunit. Notre identité, mot de racine étymologique latine, signifiant « idem », nous rappelle que nous n’avons nul besoin de nous glorifier, car l’histoire nous remémore qui nous sommes, des êtres vivants, emplis de manichéisme.

Paul Stendhal

* Psaume. 90:4

Publié dans:Humeur du jour |on 6 juillet, 2011 |2 Commentaires »

Humeur du jour : Espérance et Lumière de la vie !

L’improbabilité de la normalité ! Noèse oxymoronique? S’il en fut, la sagesse humaine n’obvierait pas aux défaillances de notre mémoire collective, mais nos commémorations nous rappellent le vrai et bon sens de notre marche. L’honneur est sauf, notre « Œdipe du mal » entendu et parcimonieusement distillé, mais dans une faconde rémanente. Le philosophe nous dit que  » le sublime touche, le beau charme ». Aléa jacta est. Le Normal, le Déviant, le Pathologique. Ces borborygmes idéatoires endorment notre pensée, mais renforcent notre stratégie. Imposer en détournant, plutôt qu’enseigner, informer, est depuis longtemps un dogme sociétal. Le voile déchiré de nos souvenirs et au-delà de notre savoir, ne serait-il pas orchestré par le coryphée du pouvoir? A chacun son opinion! Qu’il « coupât » en vainquant l’effroi de la non vérité, en ayant plus « qu’assez « de la prenante injustice, qui désigne coupable celle ou celui qui doit être présumé innocent, ce n’est ni Julien, ni Florence qui prétendraient le contraire, dussent-ils être vilipendés. Le privilège est en grâce. Que faut-il en penser? Panurge nous en a enseigné; la mort dans l’œuf ! La liberté sans vérité, diluée dans l’hégémonie de la souveraineté. Un jour peut-être, même sûrement, l’Homme regardera son identité en face ! Ce sera un choc. Celui de la rédemption? Je ne le sais. Comme il est écrit, « Rien ne nous rend si grand qu’une grande douleur ».* J’espère que cette vérité ne soit qu’une promesse de notre bonheur.

Paul Stendhal

* Alfred de Musset

Addendum

Vérité oxymoronique, synthétique et empirique ! Le normal, le déviant, le pathologique, oui, le fait de savoir assumer sa vie de tous les jours, certes, mais ces idiomes sont bien réducteurs. Le choc est bien celui où chacun regarde son « identité » en face, sans compromission avec sa conscience, mais dans l’exactitude de sa réalité existentielle, celle d’un paradigme syncrétique. Notre identité, mot de racine étymologique latine, signifiant « idem », nous rappelle que nous n’avons nul besoin de nous glorifier, car l’histoire nous remémore qui nous sommes tous, des êtres vivants, emplis de manichéisme. Voilà ce qu’il nous faut assumer, même si cela nous paraît abstrus.

Paul Stendhal

Publié dans:Humeur du jour |on 6 juillet, 2011 |1 Commentaire »

Humeur du jour : Quintessence existentielle !

Si l’on ne meurt pas à sa propre vie, on ne pourra jamais en produire l’essence. Notre espace et notre temps, nous confine à n’être que nous même, en ayant conscience de notre environnement. Un amour qui ne meurt pas à lui-même, est un amour perdu, qui ne connaîtra jamais la passion. Cruelle, la réalité l’est, et la compromission de l’être n’est plus dans le mot, mais dans l’esprit d’une existence à jamais inachevée. Le temps est un luxe que l’on cherche longtemps à préserver égoïstement, pour s’apercevoir, hélas bien trop tard, que le temps a passé, et que notre vie est déjà loin derrière dans le souvenir de notre histoire. Il nous faut secouer la rouille de notre « immémorescence », et surtout, ne jamais tuer l’enfant qui vit au fond de chaque âme. C’est là une des plus belles sagesses de l’Homme. La mémoire de l’oubli, appartient à Dieu, en ce sens qu’elle constitue et représente la connaissance universelle, bien que la mémoire ait le teint cireux des cadavres dans cet univers de propreté, où l’on repousse la mort à coup d’antiseptiques, et que les draps ressemblent inéluctablement à des linceuls sous lesquels on découvre, des corps décharnés, avec la peau qui colle aux os et plisse sous le gant de toilette, d’hommes et de femmes qui parlent comme on déglutit,* réalité, qui nous montre, que cette vie, la nôtre, patine avant de s’effacer douloureusement, et quitter épuisée, le monde. Comme nous le dit l’écrivain, « L’amour est comme la lune, laquelle diminue si elle ne croît« .** Lorsque nous ouvrons la porte de notre vie, c’est pour voir « cet air de candeur exquise, que prennent les gens pauvres pour entrer chez les gens riches ».***

Paul Stendhal

* Marie-Laure Le Foulon
** Honoré de BALZAC
*** Gabriel Garcia Marquez

Publié dans:Humeur du jour |on 6 juillet, 2011 |2 Commentaires »

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